Aborder le match "avec cette sensation que, comme en Coupe de France, le petit a aussi ses chances", tel était le credo de Philippe Montanier, l'entraîneur de VA, avant le coup d'envoi. Un message manifestement bien reçu par ses ouailles. Sept minutes sont écoulées à peine en effet quand Gomis, côté gauche, lance Ben Khalfallah dans la profondeur. Au duel épaule contre épaule avec Ciani, le Tunisien fait la différence, de manière plus ou moins propre, et sert en retrait un Samassa oublié dans la surface. L'ancien Marseillais profitant de l'aubaine pour battre du gauche un Carrasso étrangement excentré (0-1, 7e).
Chamakh sort sur blessure
Dans les travées de Chaban-Delmas, c'est la stupeur. D'autant que la réaction des Girondins se fait attendre, laissant à Tiéné le temps d'inquiéter une nouvelle fois le portier international, d'une lourde frappe lointaine (14e). Un malheur n'arrivant jamais seul, Laurent Blanc, déjà privé de Gourcuff et Diarra pour l'occasion, se voit contrait de réorganiser sa formation au terme du premier quart d'heure, tandis que Chamakh, victime d'une béquille à la hanche, cède sa place à Bellion. Or, associé à l'Argentin Cavenaghi, l'ancien Aiglon, comme son compagnon d'offensive, ne s'illustrera que très peu dans ce match.
Wendel, voilà de fait le vrai danger pour Valenciennes. D'un coup franc bien enroulé du gauche à l'angle droit de la surface, le Brésilien est en effet le premier à solliciter N'Dy Assembe (22e). S'ensuivent un tir au rebond vicieux du Brésilien (27e) et un corner de ce même Wendel déposé sur la tête trop dévissée de Fernando (32e), mais toujours pas de quoi surprendre l'excellent gardien nordiste. Même si ce dernier doit s'en remettre à son poteau droit lorsque Gouffran, à la réception dans la surface d'une frappe ripée de Fernando, allume la mèche à l'approche du repos (42e).
La garantie N'Dy Assembe
Cette réaction d'orgueil, certes tardive, a néanmoins le mérite de se poursuivre après la pause. Seulement les Valenciennois, quatre fois vainqueurs hors de leurs bases déjà cette saison, s'accommodent parfaitement de cet état de siège. Ainsi, Gouffran, d'un bon tir décoché des 20 mètres (49e), mais aussi et surtout Wendel, d'un nouveau coup franc bien travaillé (53e) et d'une bonne reprise déclenchée de la gauche de la surface nordiste (70e), ont beau insister, N'Dy Assembe et son arrière-garde à cinq têtes veillent au grain. L'ultime volée - magnifique au demeurant - de Bellion (84e) et le coup franc tendu de Cavenaghi (89e) ne sauvant par ailleurs pas les ternes prestations des deux fers de lance girondins.
Au final, en dépit de la nette domination bordelaise observée en deuxième période, la victoire de VA apparaît presque logique. Sans Gourcuff, ni Diarra, ni Chamakh, le champion de France perd il est vrai forcément de sa superbe. Et si Lyon, neutralisé par Grenoble (1-1) n'a pas su profiter de ce faux pas pour reprendre la main en tête du championnat, la L1 compte néanmoin un nouveau leader, Auxerre...
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